Roses ‘Green Fashion’

•13 août 2011 • Laisser un commentaire

La première fois que je les aie utilisé pour un travail, c’était pour leur douce couleur verte et la fermeté de leurs pétales. Au premier coup d’œil, j’avais le pressentiment qu’elles deviendraient de belles roses bien ouvertes et qu’elles seraient assez fortes pour durer longtemps.

Photo: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

J’adore quand je reçois des fleurs des fournisseurs et que je dois les déballer, les nettoyer et les mettre à l’eau. C’est mon premier contact avec les différends produits qui serviront pour un mariage, un décès ou simplement pour faire plaisir à quelqu’un de particulier. Cette première approche me permet de pressentir ce que chaque fleur deviendra au fil des jours. Et malgré mon expérience et mon sixième sens, parfois certaines fleurs ne se laissent pas découvrir aussi facilement.

C’est ce qui m’arriva avec les roses Green fashion. Elles avaient attiré mon attention par le vert de leur robe et je sentais qu’elles deviendraient aussi grosses et déployées que mes roses préférées. Déjà leurs boutons fermés dégageaient un charme irrésistible et j’imaginais facilement le résultat de la composition que j’obtiendrais grâce à ces roses. D’ailleurs, elles avaient une petite touche de fantaisie… par endroit certain de leurs pétales avait de charmantes taches rosées.

Photo: Tayaout-Nicoals
Photographie: Tayaout-Nicolas

J’observais leur développement, car je prévoyais les utiliser environ quatre jours plus tard. Je voulais qu’elles soient très ouvertes pour mon travail, donc elles n’étaient pas réfrigérées et doucement elles  s’épanouirent.

La première journée, je ne me doutais de rien. Le lendemain, elles commencèrent s’ouvrir. La troisième journée, je  percevais que le vert pâlissait et en tentant de me rassurer (car ça pourrait être un signe que la rose vieillit mal), je me dis que c’était simplement mon imagination. Puis la quatrième journée… les pétales les plus ouverts avaient certes une forme parfaite et splendide comme j’en rêvais, mais c’était des roses de couleur bien roses que j’avais sous les yeux.

Photo: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

Alors, surprise! je me retrouvais avec des nuances de vert/crème/rose en évolution dans la même fleur. Leur texture et leur forme étaient magnifiques, mais le dégradé des couleurs était tout à fait fantastique. Ma composition pris une tournure bien différente de ce que j’avais prévus, mais elle fut davantage réussis grâce à ses nuances et à la richesse des roses. Après presque vingt ans dans le métier, je suis toujours étonnée et émerveillée devant les curiosités et la magie des plantes et des fleurs. C’est tout un monde à découvrir!

Vous pouvez visionner la sculpture végétale ainsi que plusieurs autres sur le site www.andreecadotte.com

Photo: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

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Pour le souper d’Halloween…

•28 octobre 2011 • Laisser un commentaire

Pour faire un centre de table, ce n’est pas toujours nécessaire d’avoir de grandes et prestigieuses fleurs. Bien que la rose soit une reine et qu’elle me charme toujours après tant d’années, parfois j’aime bien me laisser guider par des végétaux simples et humbles.

Pour un effet d’automne et de rusticité, un grand bol africain brut me sert de point d’ancrage pour un tourbillon de laine non-filée, de laine de bison et de fil d’aluminium brun.

Photographie: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

Dans cet enchevêtrement aux tons de bruns, les tiges vertes de fleurs d’ails accentuent l’effet de tourner encore en rond dans un tourbillon sans fin.

Mais comme ce soir nous célébrons Halloween, Sorcières et Fantômes… les feuilles rouges de fusain ailé donneront la couleur su sang à la table et l’ensemble de la présentation sera ténébreuse.

Photographie: Andrée A.Cadotte

La lumière des bougies, le bouquet aux branches décrépites et la vieille cabane tordue qui complètent la décoration produira pour mes invités une atmosphère funeste.

Photographie: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

Je vous attends pour Halloween et nous écouterons des marches funèbres.

Photographie: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

Et pourquoi pas des Canneberges?

•21 octobre 2011 • Laisser un commentaire

Par un bel après-midi d’automne, une promenade au marché Jean-Talon de Montréal nous fait découvrir des paniers débordant de canneberges. C’est aussitôt un coup de cœur foudroyant qui me pousse à me procurer un de ces paniers. Je suis émerveillée par la grande quantité de petits fruits rouges et brillants. De plus, je ne les ai jamais vu aussi gros. J’imagine aussitôt ce que je pourrais faire avec un tel trésor.

Au Québec, la canneberge fait tout simplement partie de notre culture. Les amérindiens connaissaient très bien leur bon goût et leurs vertus pour la santé. Nos grands- parents utilisaient les atocas lors des célébrations spéciales pour en faire des gelées, des sauces ou des breuvages.

À tous les Noël de mon enfance, le repas festif se composait de dindes, de pommes de terre, de tourtières et de gelées de canneberges.

Photographie: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

Mais pourquoi se contenter de les manger? Quand on les regarde, on ne peut qu’être charmé par leurs couleurs vives et brillantes. Elles déploient un beau dégradé de rouge cardinal, de rouge feu, de bourgogne foncé en allant jusqu’au prune. Tout simplement irrésistible.

Leur durabilité permet également de pouvoir se préparer pendant quelques jours. J’ai donc pris le temps de recueillir des branches d’épinettes séchées et avec la paraffine j’ai construit une structure de givre. Les canneberges coulées dans la paraffine présentent alors une sensation hivernale très intense et les célébrations du temps des fêtes sont enrichi d’un nouveau centre de table.

Photographie: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

De plus, les canneberges enveloppées dans la paraffine se conserve facilement jusqu’à trente jours.

Et avec ce qui reste de fruits, il suffit d’un peu de fil d’aluminium coloré pour confectionner des jolis centres de table pour les enfants.

Photographie: Tayaout-Nicolas
Photographie: Tayaout-Nicolas

La canneberge est à l’honneur et pour terminer, quoi de mieux qu’un bon jus de canneberges et raisins. Décidément, mon panier aura eu un beau succès.

De retour!

•10 octobre 2011 • Laisser un commentaire

Après une longue absence, je suis de retour sur mon blog. Depuis un certain temps, j’ai travaillé sur le nouveau blog de Fleurs D’Élysée. Nous voulons créer un espace pour nos clients et pour tous les visiteurs qui portent de l’intérêt à la fleuristerie.

Fleuriste Fleurs D'Élysée, Rawdon
Fleuriste Fleurs D’Élysée à Rawdon, Québec

Dans ce blog, nous répondons aux questions qui nous sont fréquement posées, nous présentons des photos des compositions que nous faisons pour le public, mais aussi des photos des fleurs et de plantes que nous trouvons belles.

Création d'Andrée pour Fleurs D'Élysée
Création d’Andrée pour Fleurs D’Élysée

Nous voulons partager notre travail et nos connaissances en toute simplicité.

À la différence de mon espace web personnel dans lequel je présente des travaux plus artistiques, le blog de Fleurs D’Élysée se veut un endroit adapté à notre clientèle qui recherche davantage d’informations.

Je suis très heureuse du succès que j’obtiens avec l’espace Andrée A.Cadotte et j’espère que vous aurez autant de plaisir à découvrir cet autre espace Fleurs D’Élysée.

Appréciation finale de la Rose ‘Green Fashion’

•14 août 2011 • Laisser un commentaire

La rose ‘Green Fashion’ a une durée de vie très bonne en fleurs coupées. Au bout de cinq jours, les 25 roses démontraient une excellente fermeté. Toutefois, elles ne présentaient pas le même stade de dévelopement, ce qui a permis d’exposer dans la même sculptupre végétale toutes les variétés de nuances et de couleurs qu’elles peuvent produire.

Photo: Tayaout-Nicolas
Photo: Tayaout-Nicolas

Dianthus ‘green trick’

•28 juin 2011 • 2 commentaires

Simplement le mot oeillet réussi à faire frémir les oreilles des amateurs de fleurs et les clients. Le dianthus a tellement été exploité grâce à sa facilité d’approvisionnement et son coût bon marché, qu’il est devenu terriblement commun et mal-aimé.

Même les gens peu habitués de venir chez le fleuriste savent identifier l’oeillet et sont souvent réticent à l’intégrer dans leur choix de fleurs. C’est bien dommage, car il existe actuellement des variétés fabuleuses dont les couleurs sont à faire pâlir de honte les plus belles roses. Décidément, je ne saurais jamais vraiment dire quelle est ma fleur favorite!

Photo: Andrée A.Cadotte

Lors de mon séjour en Belgique chez Françoise Vandonink et Stefan Roosen, j’ai dévouvert le Dianthus ‘green trick’ et ce fut un vrai coup de foudre. Le couple de fleuriste savaient l’intégrer dans les compositions avec tant de finesse qu’il est vite devenu pour moi un incontournable. Depuis, le Dianthus vert se retrouve presqu’à chaque semaine parmis nos choix en boutique.

Photo: Tayaout-Nicolas

Tout d’abord, il est reconnaissable à sa tige et ses feuilles lancéolées, qui ont tout d’un oeillet à part entière. La surprise vient alors de la fleur elle-même. Elle se présente en jolie sphère compacte, douce et d’un vert intense, mais reposant.

Ce Dianthus fut créé au Japon en 2008 et lors du salon du végétal à Angers (France) en 2009, il a obtenu l’innovert de bronze dans la catégorie nouveauté végétale horticulture.

Dans un vase, il a une durée de vie d’environ 4 semaines et il produit de très beaux effets dans les compositions ou les bouquets de style européen. Il apporte une émotion de calme et d’équilibre lorsqu’il est combiné avec d’autres végétaux. J’ai toujours beaucoup de plaisir à dire à un client que je vais placer des oeillets dans sa composition.  À chaque fois c’est immanquable, une jolie grimace s’affiche sur son visage, jusqu’à ce qu’il découvre mon trésor. C’est une très belle fleur à découvrir et personne ne peut rester indifférent.

Photo: Tayaout-Nicolas

Brassia, les ballerines de la maison

•13 juin 2011 • Laisser un commentaire

Les matins de jours ensoleillés, la salle à dîner est totalement inondée de lumière. Les murs de couleur rouge sont adoucit par la quantité de plantes et de fleurs qui cohabitent vivement. Les conditions de l’espace sont parfaites pour les innombrables variétés de végétaux que je cultive avec passion.

J’affectionne entre autre, un magnifique plant de Brassia. J’ai obtenu cette orchidée d’un amateur de l’Ontario qui s’est laissé entraîner par son engouement et qui a construit un véritable palais pour Orchidée. Il y a quelques années, il m’a apporté mon premier Brassia en fin de floraison. J’ai pu l’admirer à peine quelques jours avant que les fleurs ne disparaissent. Mais chaque année les fleurs reviennent en grand nombre et en beauté.

Photo: Andrée A.Cadotte

Cette variété d’Orchidée est un superbe exemple de mimétisme dans la nature. Elle provient de l’Amérique du sud et normalement, sa pollinisation est assurée par les guêpes des chemins du genre Pepsis (et Campsomeris), prédatrices des araignées. La pauvre guêpe, en croyant se délecter d’un festin, s’accroche à la fleur, puis cherche à piquer la colonne et le labelle en essayant de saisir sa proie. Avec les mouvements de la tête, la guêpe entre sans le savoir en contact avec les sacs de pollen de la fleur. Puis, lorsqu’elle repart à la recherche d’un vrai repas, l’insecte se refait tromper par l’illusion et se retrouve une fois de plus perché sur un Brassia qui reçoit alors le pollen de la plante précédente. Ainsi, grâce à leur ressemblance aux araignées, les Brassias s’assurent de la survie de leur espèce.

La plante elle-même est assez simple. C’est ce qu’on appelle un pseudo-bulbe dont l’extrémité se termine par deux ou trois longues feuilles coriaces. Elle est épiphyte. C’est-à-dire qu’elle vit sur des branches d’arbres ou sur des rochers.

Photo: Andrée A.Cadotte

Sa beauté vient des fleurs, étroites, mais très longues. Elles peuvent atteindre jusqu’à 50 centimètres d’un bout à l’autre des pétales. Une hampe florale peut développer entre 10 à 20 fleurs alternées. Généralement, les fleurs sont de couleur verte et beige avec des taches brunes. Et le parfum qu’elles dégagent est sublime. Tôt le matin, l’odeur est pratiquement inexistante, puis légèrement il commence à se répandre. Entre 12h et 14h la fragrance est à son plus intense pour finalement disparaître à la fin du jour.

En ce qui me concerne, à chaque année je suis émerveillée quand au plus beau de la floraison, j’ai l’impression d’avoir une troupe de danseuse de ballet dans ma maison. Elles étirent leurs bras minces au-dessus de la tête dans une synchronisation parfaite et on peut presque les voir entreprendre un doux mouvement de balancement qui suivrait la musique.

Photo:Andrée A.Cadotte